Toutes les couleurs racontent la maison.

Avant de partir, je demande à Olli d’écrire un texte, à la main et en finnois. Je n'ai pas d'intention particulière, si ce n'est ramener avec moi cette langue inconnue, posséder une histoire que je ne comprendrais probablement jamais vraiment.
Je regarde cette écriture, opaque, insensée. Puis, je la range et l'oublie.
Plus tard, le texte réapparaît. Une curiosité. Je recopie les mots sur l'ordinateur et lance la traduction.

Impossible de savoir à quel point le sens de ces mots se décale du sens original. Je ne sais toujours pas ce que Olli a voulu raconter. Et dans cette incertitude s'installe une certaine poésie.